Matapédia
Église St-Laurent-de-Matapédia
L’église St-Laurent-de-Matapédia a été construite suite à un décret émis par Monseigneur André-Albert Blais, évêque de Rimouski, le 15 mai 1903. Les plans originaux de l’église ont été conçus par M. Joseph Doucet, architecte renommé de Québec. L’église de Matapédia est d’une capacité de 200 personnes assises. De style gothique, elle est totalement construite en bois (extérieur et intérieur). La finesse des arcs et du travail de son maître-autel lui confère un caractère esthétique. Depuis 2005, la municipalité de Matapédia a pris des mesures pour protéger ce bâtiment qui représente une valeur collective en lui accordant une citation.
Par son style et son emplacement, l’église St-Laurent-de-Matapédia cadre merveilleusement bien dans le décor du village que les visiteurs qualifient de « Petite Suisse ». Construite au centre du bourg et peinte en blanc et rouge, l’église attire l’attention du visiteur qui passe sur la route 132. Elle fait l’objet de séances de photographies et de visites intérieures par les amateurs de conservation architecturale.
À l’avant de la nef, sur le mur droit, se trouve une plaque rappelant le souvenir d’un dénommé James Smith, un paroissien décédé en 1888. L’historien Noël Bélanger le présente comme instituteur, agriculteur et écrivain. Il est l’auteur de trois publications traitant d’agriculture, d’éducation de la jeunesse et des problèmes liés au transport dans la région au milieu du 19è siècle. Il est également le père du premier prêtre ordonné dans le diocèse de Rimouski.
Juste à côté de l’église se trouve l’ancien presbytère, construit à la même époque et également cité par la municipalité. Depuis 1995, il est occupé par le Centre d’Action Bénévole Ascension Escuminac.
Par ailleurs, la gare de Matapédia, construite en 1903, a été classée « gare ferroviaire patrimoniale » par le ministère du Patrimoine canadien en 1995.
St-Alexis-de-Matapédia
Orgue Casavant
En mars 1956, grâce à l’initiative de l’abbé J. Alphonse Beaulieu, curé, la paroisse de St-Alexis-de-Matapédia se dotait d’un orgue de marque Casavant construit par la renommée compagnie Casavant Frères Limitée de Saint-Hyacinthe (Québec), au coût de 11 500,00$. Selon la même compagnie, la valeur à neuf de remplacement de cet orgue en 2007 serait de 270 000,00$.
Pour les spécialistes en musique, disons que l’orgue possède dix jeux (montre, mélodie, dulciane, prestant, bourdon, viole de gambe, voix céleste, gemshorn, hautbois et trémolo), une étendue de 61 notes en 2 claviers et 32 notes au pédalier. Le buffet entourant les tuyaux est fait de chêne et mesure 17 pieds de largeur, 6 pieds de profondeur et est d’une hauteur moyenne de 11 pieds, alors que le grillage et les tuyaux de la façade sont bronzés. À l’intérieur du buffet, on compte 637 tuyaux: 272 au Grand orgue, 333 au Récit et 32 à la Pédale représentant différents sons. La longueur de ces tuyaux varie de 4 à 16 pieds. La boiserie intérieure de la console est en noyer noir alors que l’enveloppe est en chêne. La soufflerie et le moteur de l’orgue ne sont pas apparents puisque placés au sous-sol de l’église.
À l’origine, l’orgue était installé au jubé de l’église. Avec le renouveau liturgique, en 1975, l’orgue et ses composantes ont été déplacés dans le chœur de l’église alors que l’abbé Elzéar Jalbert était curé de la paroisse.
Le premier grand concert offert avec cet orgue a été présenté le 16 septembre 1956 par le célèbre organiste Georges Lindsay, organiste à la cathédrale de Montréal. À cette époque le billet d’entrée était vendu à 1,00$. Depuis, bon nombre d’organistes ont touché l’orgue au bon plaisir des paroissiens qui assistent aux divers offices religieux. Notons celles qui ont œuvré pour de longues périodes : Mmes Martine Martin, Marie Martin Pitre, Antoinette Rivard et Francine Gallant.
Depuis plusieurs années déjà, grâce à l’initiative de Mme Georgette Beaupré, la paroisse de St-Alexis-de-Matapédia possède un petit musée religieux au jubé de l’église. Il est toujours possible de visiter ce mini-musée avant ou après les offices religieux en faisant la demande auprès d’un marguillier.
L’Ascension-de-Patapédia
Le Groupement Agro-Forestier de la Ristigouche (G.A.R.F.)
Premier groupement forestier créé au Québec, le Groupement Agro-Forestier de la Ristigouche inc. (GAFR) a été fondé en 1971 grâce à l’initiative de Messieurs Rosaire Beaulieu, Roméo Fournier, Jacques A. Dufour et Armand Bélanger. Dans le but d’éviter la fermeture de la paroisse de L’Ascension-de-Patapédia, ils ont formé un regroupement de propriétaires de boisés privés en mettant leurs propriétés en commun. Cette démarche innovatrice allait donner naissance au premier groupement forestier au Québec.
En 1990, l’Association Forestière du Bas St-Laurent et de la Gaspésie a décerné à la GARF le prix J.D. Brûlé pour l’excellence du travail accompli dans le domaine forestier.
Soucieux de toujours améliorer la qualité des services et de protéger l’ensemble des ressources forestières, la GARF a adopté en assemblée générale, le 19 juin 2002, la politique de saines pratiques forestières des groupements de propriétaires de lots boisés du Québec.
Depuis 1981, le GARF a établi son siège social dans l’ancienne salle paroissiale construite par les paroissiens.
St-André-de-Restigouche
Coopérative La familiale
Fondée en 1942, la coopérative alimentaire naquit d’une volonté collective et de la contribution de dix sociétaires ayant investi chacun 10$.
D’abord connu sous le nom de La Familiale, c’est une chambre de la maison de Charles Ouellet, au rang 4, qui abrita le premier commerce. L’année suivante, il fut réaménagé au village dans la résidence de Pierre Ouellon, afin de le rendre plus accessible. Deux ans plus tard, les premiers sociétaires achetaient un terrain, puis fournissaient matériaux et main-d’œuvre nécessaires à la construction d’une bâtisse autonome et indépendante.
À une assemblée spéciale le 21 août 1966, les directeurs décidaient d’affilier La familiale à la fédération des Magasins Coop.
En 1978, un projet gouvernemental permettait la construction du bâtiment actuel.
Aujourd’hui, soit plus de 65 ans après sa fondation, 67 membres contribuent à la viabilité de ce bel engagement communautaire.
St-François-d’Assise
Exposition de photographies « La vie de chantier »
Une des principales activités économiques de la région fut, sans contredit, le travail en forêt. Le territoire était immense et la ressource abondante. Il n’y a pas très longtemps, on pouvait encore voir, en forêt, les vestiges des anciens camps de bûcherons. Encore aujourd’hui, le travail en forêt, une tradition bien ancrée dans les mœurs des gens de St-François-d’Assise, continue d’être un moteur économique.
En 2002, un projet à caractère historique fut mis sur pied visant à recueillir, de la bouche même de ceux qui l’avait vécue, l’histoire des chantiers forestiers avant 1950. Une collecte de photographies traitant du thème fut entreprise auprès de la population. Il en résultat une vidéo et une exposition qui peut être visitée sur le site du Camp de bûcherons. Cette exposition de photos y relate la vie des bûcherons du début du siècle dernier.
Situé tout près du ruisseau Chaîne-de-Roches, ce site, une initiative des 5 municipalités de la région, met en valeur une partie de notre mémoire collective.





